Les Positions de Vie

Les Positions de Vie sont un concept fondamental de la communication pour comprendre les jeux de pouvoir et manipulations…

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Autres vidéos sur les Positions de Vie :

C'est moi qui ai raison
C'est ma faute !

Transcription de la vidéo :

 

Bonjour,

 

Aujourd’hui, je vais vous parler de positions de vie, et il n’y a rien de grivois derrière ce concept fondamental de l’analyse transactionnelle 😊

C’est une idée simple mais quand je l’explique en coaching ou en formation, cela éclaire souvent de manière remarquable les difficultés relationnelles de mes clients, alors voici le concept et vous trouverez dans mes vidéos suivantes des cas pratiques.

Tout d’abord pour les curieux, l’analyse transactionnelle est un modèle psychologique développé à partir des années 50 pour mieux comprendre notre personnalité et celle des autres, les rapports sociaux et la communication de manière générale. Dans ce modèle, les échanges entre 2 personnes sont appelés « transactions », d’où le nom analyse transactionnelle mais cela n’a rien de monétaire et le mot analyse ne veut pas dire que vous vous allongez sur un divan !

 

Donc revenons aux positions de vie :
Selon la définition de Eric Berne, le fondateur de l’analyse transactionnelle, la position de vie dans laquelle nous sommes dépend de la croyance que nous avons en notre propre valeur et en la valeur de l’autre à un moment donné.
– Si j’ai la croyance que j’ai de la valeur ou que l’autre a de la valeur, cela sera symbolisé par un +
– Si j’ai la croyance que je n’ai pas ou que l’autre n’a pas de valeur, cela sera symbolisé par un –

 

Et donc dans une relation entre 2 personnes, vous avez 4 positions possibles :

– 1ère position : J’ai de la valeur et tu as de la valeur, c’est la position dite « +/+ ».
Elle permet une communication et une relation saine. Je me respecte et je te respecte, je m’accepte tel que je suis avec mes forces et mes faiblesses et je t’accepte tel que tu es, avec tes forces et tes faiblesses. La discussion est possible, la coopération, le partage….

– 2ème position : J’ai de la valeur mais je n’en accorde pas à l’autre, c’est la position dite « +/- » . 
J’ai un sentiment de supériorité qui s’exprime par la dévalorisation ou la domination de l’autre. « Tu n’es pas capable, je vais le faire… »

– 3ème position : Je n’ai pas de valeur mais l’autre en a, c’est la position « -/+ ».
Là à l’inverse j’ai un sentiment d’infériorité, je me dévalorise par rapport à l’autre ou les autres qui sont mieux que moi, y arrivent mieux, …

– Enfin, il existe des situations ou des relations où je n’accorde de valeur ni à moi-même, ni à l’autre.
C’est la position « -/- » où il n’y a plus d’espoir dans la relation.

 

D’après vous, quelle est la proportion de votre communication qui est en +/+ ?

Nous surestimons grandement la part des relations et des moments de communication en « +/+ » dans notre vie.
Selon notre historique personnel, selon l’historique de la relation avec l’autre personne, nous ne nous rendons même plus compte de nos dérives en +/- ou en -/+, d’autant que le non-verbal peut parler très fort !
– exemple de montée en +/- : le petit ton condescendant, ah ah… et le « encore », « je te l’avais bien dit »
– exemple de glissage en -/+ : je suis désolée, je m’excuse de déranger, c’est encore de ma faute…

 

Bien sûr nous sommes des adultes, des êtres rationnels, qui jugeons sur des faits et ne voulons pas entrer dans des jeux de pouvoirs…
Mais soyons honnêtes, dès qu’il y a incompréhension, du stress, un enjeu important, etc… nous avons une tendance réflexe à nous demander :
– est-ce moi qui ai raison ou l’autre ?
– est-ce ma faute ou la faute de l’autre ?
– suis-je capable ou pas ? l’autre est-il capable ou pas ?

 

Et en fonction de ces réponses, je risque d’aller vers une position +/- ou -/+ et d’essayer de pousser l’autre dans la position complémentaire :
– si c’est moi qui ai raison et que je monte en +/-, je vais essayer de prendre l’autre en défaut et de le rabaisser en -/+
– si je pense que c’est de ma faute ou que je ne me sens pas capable, je vais m’excuser ou me positionner en victime, créant une aspiration vers le +/- pour l’autre, notamment en demandant de l’aide.

 

Mais évidemment, l’autre fait la même chose…
– si les 2 parties pensent avoir raison, ou être plus capables que l’autre, cela mène vite à la guerre de coq.
– et à l’inverse, s’il y a concours d’excuses, on atterrit en -/- et cela ne mène pas à grand-chose.

 

Alors comment s’en sortir ?
Eh bien, la meilleure manière est de ne pas y rentrer !

D’où cette vidéo pour vous sensibiliser et j’espère vous aider à repérer les situations qui se répètent dans votre vie, vos sorties de route habituelles… et de les anticiper :
– arrêter les sous-entendus moqueurs : eh ben tu es un grand bricoleur toi,
– ou les attaques plus franches : quel chantier encore dans ta chambre, cela ne m’étonne pas que tu aies raté ton trimestre
– arrêter les excuses : je suis désolée, c’est un peu trop cuit, pas assez cuit…

 

Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais si vous vous retrouvez régulièrement dans ce genre de situation avec des personnes proches ou dans des situations avec des enjeux importants, cela peut valoir la peine de prendre du recul et comprendre ce qui se passe.

Vous pouvez regarder mes autres vidéos sur les jeux de pouvoir et la manipulation dans la communication.
Et si vous êtes coincé dans des situations délétères, conflictuelles, vous pouvez en discuter avec un coach ou faire une formation en communication 😊…

 

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A bientôt. Guillemette Moreau

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