Conflit : Quand l’autre attaque…

Tout d’un coup, la conversation tourne au vinaigre et l’autre attaque… je fais quoi ?

Entre contre-attaque et évitement, comment trouver une 3ème voie quand nous nous sentons attaqués ?

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Conflit : Quand l’autre attaque… (Version Texte) :

 

Bonjour,

 

Ici Guillemette Moreau. Dans mes vidéos, je partage mon expérience de coach professionnelle et formatrice en entreprise, pour j’espère vous aider à prendre du recul sur votre vie professionnelle et créer celle que vous souhaitez. Abonnez-vous dès maintenant à ma chaîne…

 

Est-ce que vous aimez le conflit relationnel ?

Certains adorent le conflit, la joute oratoire, avoir le dessus, au moins cela bouge. Ils diront parfois que cela les motive, ou les aide à réfléchir… Ou juste ils attaquent par réflexe, car ils ont intégré la croyance que la meilleure défense c’est l’attaque…

D’autres au contraire détestent le conflit et l’évitent le plus possible. Je vais éviter les sujets qui fâchent, faire diversion, minimiser les faits… Le risque c’est de ne pas mettre mes limites face à une agression ou de laisser pourrir la situation.

– Et entre ces extrêmes il y a tous ceux qui subissent le conflit et le gèrent plus ou moins bien.

 

Le conflit c’est plus qu’une divergence d’opinions ou de points de vue.

Dans le conflit, on sort de la position de vie +/+ (pour ceux que cela intéresse j’ai fait des vidéos sur ce sujet des positions de vie), pour rentrer dans un rapport de forces :

– Soit j’ai la croyance que j’ai plus de la valeur que l’autre et en général j’attaque.

– Soit j’ai la croyance que j’ai moins de valeur que l’autre et je me soumets ou j’abandonne le terrain.

Et c’est bien le problème : la discussion sur une situation, les faits et leur impact, a dévié en un rapport de forces entre des personnes, et leur valeur présumée.

 

Alors imaginons que vous avez l’impression d’être attaqué par un collègue dans une discussion.

Cela peut être réel, il y a en effet des gens qui aiment écraser les autres.

Et cela peut être aussi votre interprétation de la situation car cela a appuyé sur un de vos « orteils sensibles » : susceptibilité face à ce qui est interprété comme une critique, défense d’une valeur forte pour vous, rébellion face au contrôle… Et là notre discours intérieur rentre en résonnance avec nos scénarios favoris…

 

1ère stratégie : je me bats

Je contre-attaque, je défends mon point de vue et je risque de passer aussi dans le feu de l’action aux attaques personnelles, en ajoutant quelques généralités ou étiquettes blessantes pour être sûr que cela fasse mouche :
« De toute façon avec toi, c’est toujours la même chose…
On ne peut jamais discuter…
Tu as toujours raison… 
Tu prends vraiment les autres pour des cons…».

L’adrénaline est au top, les émotions nous submergent, on va plus loin que prévu et c’est l’escalade.

Comme les egos sont en jeu, difficile de revenir en arrière et de reconnaître nos torts, bref la relation est endommagée.
Si c’est quelqu’un dans la rue que vous ne reverrez jamais, vous avez juste fatigué vos artères mais si c’est votre conjoint, ou votre collègue du bureau à côté, pas facile de réparer les dégâts ensuite.

 

2ème stratégie : je me tais

Je capitule, je cède le terrain, je dévie la conversion.
Parce que je déteste le conflit, et parfois sous le mauvais prétexte de sauver la relation…

Peut-être que vous avez ménagé l’autre mais pas vous et si vous ne respectez pas vos propres limites et ne les faites pas respecter, la relation va se déséquilibrer de plus en plus.

Il y a un cas particulier, c’est je me retire du conflit volontairement pour laisser du temps aux esprits de se calmer mais je reviens ensuite sur le sujet pour clarifier les choses. C’est le « cessez-le-feu » mais cela ne peut pas s’arrêter là, autrement l’autre y verrait une capitulation.

Dans le feu de l’action, et selon les environnements et les personnes présentes, nous avons tous un scénario favori donc en général la contre-attaque ou l’évitement.

 

Alors, comment répondre à une attaque, ou ce qui est perçu comme telle, de manière différente pour éviter la spirale infernale ?

1 – d’abord, cela vous le savez, respirez un bon coup pour sortir des émotions fortes et gagner du temps

2 – ensuite, se dissocier et observer ce qui se passe, chez moi, chez l’autre et dans l’interaction

3 – une technique intéressante est alors de « nommer le jeu » et de décrire la situation :
« j’ai l’impression que le ton monte entre nous et que nous sommes en train de glisser vers le conflit, est-ce aussi ton impression ? ». C’est ce qu’on appelle la « métacommunication » : je parle de ce qui se passe entre nous. Cela nous oblige, et aussi l’autre, à prendre la responsabilité de ce qui se passe.

4 – Une fois que nous avons cassé ainsi le cercle de la violence, il s’agit de remonter d’un étage.
Parce que les conflits se cristallisent soit sur la forme (la manière dont c’est dit), soit sur le contenu (ce qui est dit). Mais sauf dans le cas des personnes perverses ou manipulatrices, l’intention initiale, le « pourquoi » de la discussion est positif : trouver la meilleure solution au problème d’un client, organiser des vacances agréables pour toute la famille…
On se dispute en fait sur le comment ou le quoi faire, mais très souvent le pourquoi est le même.

Cela peut donner quelque chose comme :
« Attends, j’ai l’impression qu’on se dispute sur des solutions potentielles mais est-ce qu’on peut juste reparler de l’objectif, pour être sûr qu’on est bien aligné… ».
Et miracle, on a en général le même objectif !

Arriver à reparler de l’objectif commun est une technique vraiment efficace pour calmer les esprits et recréer la confiance en l’autre.

 

Alors la prochaine fois que vous vous sentez agressé dans une discussion (et que vous souhaitez sauver la relation), avant de sortir les armes lourdes ou de noyer le poisson :

  1. Je respire
  2. J’observe ce qui se passe en essayant de me dissocier
  3. Je méta-communique sur ce qui est en train de se passer
  4. Et je remonte d’un étage pour comprendre l’objectif de chacun, qui est en général commun.

Tout cela pour calmer les esprits et repartir positivement dans la discussion.

 

Bon je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire. Cela demande de l’entrainement, donc commencez par des sujets presque anodins avec peu d’enjeu, des petites tensions passagères avec un de vos enfants ou un collègue avec qui vous vous entendez bien.

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A bientôt.

Guillemette Moreau, Coach professionnelle chez Coherence Coaching

 

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