Prise de Poste : 5 PIÈGES à éviter !

Une prise de poste, c’est une prise de risque.

Vous changez d’environnement, et votre nouvel environnement reçoit l’implant d’un corps étranger, vous !

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Prise de Poste : 5 enjeux relationnels

Texte

Prise de Poste : 5 PIÈGES à éviter ! (Version Texte) :

 

Bonjour,

 

“Vous n’aurez pas deux fois l’occasion de faire une première bonne impression.”

Cette citation de Coco Chanel nous met sous pression dès le départ !

 

Et c’est vrai qu’une prise de poste, c’est une prise de risque.

Vous changez d’environnement, et votre nouvel environnement reçoit l’implant d’un corps étranger, vous.

 

Ici Guillemette Moreau, coach et formatrice en entreprise, et coach de carrière.

Avec mes vidéos, j’espère vous aider à créer la vie professionnelle et personnelle que vous souhaitez. Abonnez-vous dès maintenant à ma chaîne…

 

Si on continue sur la métaphore de l’implant, le risque c’est que le système immunitaire, dans les systèmes on parlera d’homéostasie face au changement, fasse une réaction de rejet.

Comment prendre un nouveau poste, une nouvelle fonction de manière fluide et efficace ?

Quels sont les pièges principaux à éviter ?

 

Bien sûr il y peut y avoir pièges externes, des situations piégées ou qu’on vous a survendues en entretien, des jalousies, des peaux de banane. Mais prenons une situation moyenne, sans drames ni précipices.

Dans ce cas, vous êtes votre 1er risque, tout simplement parce que vous êtes sous stress, et sous stress, nous nous crispons, notre vue se raccourcit sur le court terme et nous tombons plus facilement dans des pièges.

 

  • 1er piège : Enchaîner les postes sans transition

Prendre un peu de vacances pour faire la coupure, vous vider la tête, boucler la boucle de votre ancien poste. Célébrer, inviter votre famille et des amis prochaines dans un bon resto.

Avant d’ouvrir un nouveau chapitre de vie professionnelle, il s’agit de clore le précédent.

Et très important – vous vous souvenez de ma vie sur les deuils professionnels – Si vous êtes parti avec des frustrations de votre poste précédent, allez voir un coach pour tourner la page émotionnellement.

 

Enchaîner sans transition, c’est souvent le cas lors de mutation ou de promotion en interne, avec parfois en plus le cumul de votre ancien et votre nouveau job le temps de recruter votre successeur. Et cela peut durer, surtout si étant un gros bosseur ou une grosse bosseuse, vous arrivez plus ou moins à gérer les 2.

Non seulement votre stress augmente, mais vous perdez du temps et de l’énergie. Car la période « lune de miel » de la prise de poste, où on vous laisse le temps d’observer, de comprendre et même de dire des bêtises ou de faire des erreurs ne dure pas très longtemps. En gros au bout de 3 mois, vous êtes censé être à bord. Donc c’est dommage de perdre le bénéfice de cette période parce que vous êtes encore à moitié sur votre ancien poste.

 

  • 2ème piège : Accepter votre mission trop vite, sans la négocier

Bien sûr vous n’allez pas demander à changer votre définition de fonction dès le 1er jour 😊

Ce que je veux dire, c’est que vos chefs sont souvent tellement contents d’avoir quelqu’un dans le poste que vous risquez de vous retrouver avec une mission de type Superman – ou Wonderwoman – avec tous les projets en veilleuse depuis 3 ans.

Et comme vous ne connaissez pas l’ampleur de la tâche, et difficile de refuser tous ces beaux projets, vous risquez d’accepter trop vite. Et donc ensuite de décevoir.

Idéalement vos 1ers contacts avec votre supérieur devraient se concentrer sur votre prise de poste, comprendre la situation actuelle, qui rencontrer, à quelles réunions assister, et seulement au bout de quelques semaines parler de vos projets et de votre liste de tâches.

 

  • 3ème piège : Se concentrer sur la technique

Face à l’inconnu je me raccroche au rationnel.

Je passe des heures à analyser les chiffres, comprendre les process, je demande des rapports détaillés.

Bien sûr qu’on s’attend à ce que vous connaissiez les dossiers mais en période de prise de poste, votre priorité n’est pas là. Oui je sais, c’est choquant pour certains mais selon moi, votre priorité est de vous adapter et de vous faire accepter par votre nouvel environnement – vous vous souvenez du risque du rejet d’organe – et pour cela ce sont les dimensions relationnelle, culturelle, et politique qui sont primordiales.

A ce sujet vous pouvez regarder ma vidéo sur les 5 enjeux relationnels d’une prise de poste.

 

  • 4ème piège : l’élastique du passé

Face à l’inconnu je me raccroche au connu.

Je filtre ma nouvelle réalité selon ce que je connais d’avant.
Sans même m’en rendre compte, j’irrite les gens avec mes comparaisons : « chez XYZ (votre ancien employeur) on faisait comme cela… ».
Et même j’arrive avec des solutions toutes faites, des certitudes : avant même d’avoir compris le nouvel environnement, je commence à vouloir changer des choses « parce que chez XYZ cela fonctionnait très bien… ».

Évidemment si vos interlocuteurs ne voient pas la logique ou le bénéfice de ces changements, ils vont freiner, questionner, ou appliquer à reculons.

Or il y a un principe simple de physique ou d’arts martiaux : plus vous poussez, plus vous créez de la résistance. 
Et cela va dans les 2 sens bien sûr. Donc le risque pour vous, face à de la résistance, c’est de pousser encore plus fort, de vous entêter et d’imposer vos décisions en force. Pas bon pour votre image, et pour bâtir une collaboration saine.

 

  • 5ème piège : Passer à l’action trop vite, trop loin

Pour les stressés cherchant à prouver leur compétence, l’action rassure.

Le faire, la technique, les plans d’action, l’organisation c’est rationnel et me focaliser dessus, cela peut me permettre d’éviter des domaines où je suis moins à l’aise : le relationnel, la compréhension de la culture, des règles, la politique, les non-dits.

Alors je prends des décisions, trop tôt, avant d’avoir bien compris les enjeux et la culture de la maison.

Je veux faire changer les choses vite – parfois lié au piège précédent, en me référant à ce qui se faisait dans mon poste précédent – avant d’avoir analysé et évalué le système en place.

Et je me lance dans trop de projets, cela part dans toutes les directions, je m’épuise et j’épuise les autres.

 

Oh, certainement qu’il y a d’autres pièges, et chaque cas est particulier.

Mais ces 5 pièges me semblent les plus importants et les plus habituels :

  • Enchaîner les postes sans transition
  • Accepter ma mission trop vite, sans la négocier
  • Me concentrer sur la technique au détriment des dimensions relationnelle, culturelle et politique
  • L’« élastique du passé », ou se raccrocher au connu
  • Passer à l’action trop vite, trop loin

 

Enfin, nous offrons un programme court de coaching par vidéo pour accompagner les prises de poste.

https://coherencecoaching.pro/fr/coaching-de-prise-de-poste/

Contactez-nous pour en discuter !

 

A bientôt.

Guillemette Moreau, Coach et Formatrice professionnelle chez Coherence Coaching

Contactez-nous pour plus d'information

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