La Prise de Poste en cas de Promotion Interne

Voici les enjeux les plus courants à garder en tête pour bien gérer votre prise de fonction.

Avec notamment le cas particulier de la promotion où vous devenez le/la supérieur(e) de vos anciens collègues.

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La Prise de Poste en cas de Promotion Interne (Version Texte) :

 

Bonjour,

Merci de votre fidélité à cette chaîne et de vos commentaires qui me motivent et me donnent de nouvelles idées.

Ici Guillemette Moreau, coach et formatrice en entreprise, et coach de carrière.
Avec mes vidéos, j’espère vous aider à créer la vie professionnelle et personnelle que vous souhaitez. Abonnez-vous dès maintenant à ma chaîne !

 

Voici donc la suite de ma vidéo qui était sur comment demander une promotion.
Vous avez donc eu votre promotion, félicitations !

 

Voici maintenant les enjeux les plus courants à garder en tête pour bien gérer votre entrée en fonction.

Avec notamment à la fin de cette vidéo le cas particulier de la promotion où vous devenez le ou la supérieure de vos anciens collègues.

 

  • Le 1er enjeu, c’est tourner la page par rapport au poste précédent.

Car c’est un nouveau poste, avec un nouveau rôle, des responsabilités plus grandes.

Le risque, c’est de croire que c’est la suite du poste précédent, et donc que en travaillant encore plus et encore mieux qu’avant, vous allez réussir.

Vous allez me dire que c’est évident que c’est un nouveau poste. Oui mais…
Cela peut avoir des variantes subtiles, parfois juste parce que vous êtes expert de votre ancien métier ou juste parce que cela vous intéresse.
C’est le cas par exemple du directeur des ventes qui devient directeur de division et qui ne peut pas s’empêcher de regarder les chiffres de vente à chaque matin et d’appeler ses anciens subordonnés, pour devenir en fait un super directeur des ventes alors que cela ne devrait être qu’une dimension de son nouveau poste.
Cela peut aussi se produire parce que sous stress, on a tendance à se raccrocher au connu et je me rassure avec mes sujets favoris que je connais bien.

Le pire c’est quand on vous demande de gérer la transition avec votre successeur qui n’est pas forcément encore là.
Non seulement vous avez 2 charges de travail mais c’est encore plus difficile de couper le cordon pour vous consacrer à votre nouveau rôle.

Si vous le pouvez, insistez ou forcez-vous à avoir une date précise de bascule entre les 2 positions, idéalement vous prenez des vacances entre les 2, et même vous changez de bureau physiquement par exemple.

 

  • Le 2ème enjeu, c’est la complexité croissante :

Plus vous montez dans la hiérarchie, plus vous avez un champ large à gérer.

Plus de choses, plus de projets, en parallèle donc vous jonglez avec plus de balles.
Ça c’est la dimension quantitative et cela va avoir un impact sur la manière dont vous déléguez.

Mais il y a aussi une évolution qualitative.
Peut-être que dans le passé, vous étiez un excellent solutionneur de problème ou gestionnaire de projet.
Quand votre horizon s’élargit, les problèmes deviennent plus complexes. Les causes à effets sont moins évidentes et vos décisions vont avoir un impact sur les autres métiers de l’organisation.
Et réciproquement, vous êtes parfois impactés sans pouvoir y faire grand-chose.

Il va donc falloir développer une vue plus globale, tout en gardant le contact avec les opérations.

Et ne pas se crisper sur les détails que vous ne pourrez de toute façon pas contrôler.
Pas facile pour les perfectionnistes et micro-managers potentiels.

 

  • 3ème enjeu, garder une communication efficace avec vos équipes :

Vous vous éloignez du terrain, votre équipe est plus grande, difficile de garder une communication fluide et personnelle avec chacun.

Donc vous n’avez plus forcément les informations de 1ère main.
D’autant que votre nouvelle position hiérarchique peut freiner certaines personnes à venir vous voir. Et puis vous ne voulez pas court-circuiter vos chefs d’équipe.

Et de l’autre côté, pour faire descendre de l’information, vous devez utiliser des modes de communication plus formels pour atteindre tout le monde.
Le pire étant les courriels, dans le style froid et impersonnel.
Sans doute qu’à 2 ou 3, vous utilisez déjà la vidéo-conférence.
C’est compliqué d’organiser des live avec 50 personnes mais c’est tellement facile d’enregistrer un message vidéo.
C’est ce que je fais actuellement dans mon bureau. Essayez, cela change tout !

 

  • Enfin 4ème enjeu, c’est la dimension de l’influence

On appelle cela aussi la politique interne et c’est en général un terme péjoratif.

Mais c’est inévitable parce que les problématiques sont plus complexes et à plus long terme, parce que vos pairs sont aussi responsables de leurs domaines et vont défendre leurs intérêts.
Et s’ils sont arrivés là c’est sans doute qu’ils étaient compétents et avec des personnalités fortes, pour éviter de dire ambitieuses.

Le style de management directif ou du chacun pour soi ne peut pas fonctionner.
Et être trop conciliant risque de mettre en péril vos affaires.

Donc c’est le moment de révéler vos talents de diplomate et de négociateur.
Et ce n’est pas inné, cela s’apprend. Sauf que si vous y allez à reculons, de manière défensive, cela va être douloureux.
Donc acceptez cela comme un challenge et une opportunité de bâtir des alliances et des solutions durables.

 

Donc je récapitule les 4 enjeux majeurs pour moi dans une prise de poste via une promotion :

  1. Tourner la page par rapport au poste précédent
  2. Gérer la complexité croissante
  3. Garder une communication efficace avec vos équipes
  4. Et développer des stratégies d’influence

 

Il y a maintenant le cas le plus compliqué : vous êtes promu au sein de votre équipes et devenez donc responsable hiérarchique de vos anciens collègues.

Les rôles changent, et donc les relations professionnelles aussi.
J’ai eu une cliente en coaching qui pensait même à démissionner tellement elle vivait mal ce changement de relations avec ses ex-collègues dont certains étaient devenus des amis.
Et puis peut-être que certains de vos ex-collègues avaient postulé pour votre poste et sont déçus : comment asseoir votre autorité et les remotiver ?

Les enjeux 1 et 3 sont donc exacerbés :

  1. Faire une réelle coupure avec la situation précédente

Pour cela les symboles et les rites de passage sont importants et vous devez impliquer votre supérieur pour qu’il vous aide ainsi à asseoir votre nouveau positionnement : la communication officielle est importante, la gestion des déçus s’il y a en a.
Il y a aussi des symboles simples comme changer de bureau, changer les accès à votre agenda

  1. Le temps passé et la communication avec vos anciens collègues, devenus vos subordonnés

Quel équilibre trouver entre maintenir le lien et assumer votre position hiérarchique.
Je vous suggère d’aborder le point proactivement avec chacun : que vous n’aurez plus autant de temps qu’avant, et de discuter ensemble des moyens de communication qu’ils préfèrent…
Pour éviter les non-dits, les frustrations.

 

Enfin dernier message, et c’est valable dans tous les cas de figure :
N’hésitez pas è demander de l’aide – c’est aussi le rôle de votre chef – ou à trouver des parrains dans l’organisation, des gens qui sont passés par là et seront certainement ouverts à vous aider.

 

J’espère que cette vidéo vous aidera à naviguer sereinement et à anticiper certains écueils dans votre prise de fonction suite à une promotion interne.
Et si vous souhaitez vous faire accompagner, un coach professionnel peut vous aider !

 

A bientôt !

Guillemette Moreau, Coach et Formatrice professionnelle chez Coherence Coaching

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