Le Syndrome de l’Imposteur

Vous avez tous entendu parler du « syndrome de l’imposteur ».

« Im-posteur » : je ne suis pas à ma place, et derrière, il y a la question de ma légitimité et d’avoir le droit d’occuper une position ou de recevoir la reconnaissance d’un travail.

Le Syndrome de l’Imposteur (Version Audio) :

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Le Syndrome de l’Imposteur (Version Texte) :

Bonjour,

 

Vous avez tous entendu parler du « syndrome de l’imposteur ».

« Im-posteur » : je ne suis pas à ma place, et derrière, il y a la question de ma légitimité et d’avoir le droit d’occuper une position ou de recevoir la reconnaissance d’un travail.

Cette sensation de ne pas mériter ma place, de ne pas être à la hauteur, qui se combine avec l’impression de tromper mon entourage et donc la peur d’être démasquée car ils vont se rendre compte que je ne suis pas si bonne, compétente, intelligente, etc… que cela…

 

C’est un stress permanent qui augmente dès qu’il y a un peu de pression avec souvent un cercle vicieux d’auto-sabotage :

  • Même face à une tâche souvent assez simple, l’anxiété monte, j’ai à la fois la peur d’échouer et la peur de réussir,
  • Je mets en place des stratégies d’auto-sabotage comme la procrastination ou au contraire du travail frénétique. J’évite de prendre des risques, de nouvelles responsabilités car j’ai peu confiance en moi.
  • Et quand je réussis quand même, j’attribue cela à la chance, ou aux autres
  • Je dévalorise mes propres capacités, j’évite de m’affirmer ou même je dis ce que les autres veulent entendre pour éviter d’avoir des aspérités qui pourraient ensuite révéler mon manque.
  • Donc l’anxiété monte encore plus, etc…

  

En fait, c’est un sentiment assez fréquent.

Que nous avons tous eu certainement à un moment ou un autre dans notre vie.

D’ailleurs les créatrices du concept dans les années 70 préféraient le terme « sentiment d’imposteur » au mot syndrome pour éviter de stigmatiser des personnes et élargir cela en gros à quasi tout le monde. Donc vous n’êtes pas seul 😊

Mais cela devient problématique quand cela sort du stress d’une situation donnée pour devenir une croyance sur nous-même et attaquer notre confiance en nous.

 

Donc d’un côté des standards très élevés et de l’autre cette croyance que je ne suis pas aussi bonne / compétente / etc… que je le parais et que les autres vont s’en apercevoir.

Pauline Rose Clance qui a développé le concept dans les années 70 a notamment fait un test avec des questions autour de comment je reçois un compliment, ou une critique, à quoi j’attribue mes succès, la peur de ne pas maitriser totalement mes sujets…

Et Valerie Young dans son livre sur le succès au féminin – oui les femmes visiblement sont plus touchées par le syndrome de l’imposteur – identifie 5 variantes du syndrome de l’imposteur qui représentent donc 5 manières de nous mettre la pression :

  • Le perfectionniste qui se met des objectifs trop élevés, avec parfois une paralysie à agir avant que tout soit parfait, et ensuite qui n’est jamais satisfait de ses résultats, souvent combiné avec un besoin de contrôle fort, d’où peu de délégation, énormément de travail et le risque d’épuisement professionnel.
  • Le superman/woman va en plus élargir cela à tous les domaines de sa vie, en intégrant les pseudo exigences sociales véhiculées par son entourage et encore plus maintenant avec les réseaux sociaux. Donc être non seulement au top professionnel mais aussi dans sa vie de couple, de famille, au sein de sa communauté et bien sûr toujours en forme…
  • L’expert qui veut tout savoir, avec le risque là aussi de de procrastination et de paralysie
  • Le « soloist » qui veut réussir seul, sans l’aide des autres
  • et ce qu’elle appelle le « génie naturel » qui veut réussir du 1er coup, sans effort. Sans doute que cela a marché enfant, ou pendant un certain temps. Mais maintenant, j’évite les situations où je ne vais pas être le meilleur. L’effort, le temps d’apprentissage, cela montrerait bien que je suis médiocre n’est-ce pas… 

 

Identifier votre idéal et votre scenario favori est déjà une étape pour prendre du recul par rapport avec cette pression malsaine que vous vous mettez vous-même.

Pour reconnaitre les croyances qui sont sous-jacentes.

Par exemple, une croyance, cela peut être : un chef, cela doit assurer et avoir réponse à tout, donc dès que je ne suis compétente à 100% sur un sujet, cela montre bien que je ne suis à ma place comme chef.

Mais qui a dit qu’il fallait avoir réponse à tout ?

 

Et ensuite travailler à changer ces croyances limitantes sur moi-même et celles erronées, inatteignables sur ce que les autres ou la situation demande.

Pour arrêter notamment de réinterpréter et externaliser mes réussites – c’était la chance ou grâce aux autres – et d’internaliser mes échecs qui eux sont donc de ma faute. Ou de me sentir coupable de mes réussites, et de ne pas m’en vanter, voire me dénigrer.

 

Alors quelles solutions ?

L’enjeu principal, c’est de changer cette croyance négative à propos de vous-mêmes, et une croyance, cela peut résister fort surtout si elle a structuré notre vie.

Il y a différentes techniques en coaching via la PNL ou l’hypnose pour challenger et assouplir ces croyances vis-à-vis de vous-même : comprendre comment elles se sont installées dans votre vie, à quoi elles servent, ce qu’elles vous ont permis de faire mais aussi quand elles deviennent gênantes.

Avec différents angles :

  • Renforcer votre confiance en vous en focalisant plus le verre quasi plein, toutes vos compétences et qualités, plutôt que les imperfections. Et confronter votre croyance avec la réalité en faisant notamment la liste de vos réalisations.
  • Retravailler les standards que vous vous fixez et accepter d’atteindre un 95% au lieu de viser le 120% dans tous les domaines
  • Sortir de la spirale de Superman ou Wonderwoman.
    Oui vous pouvez demander de l’aide.
    Oui c’est normal d’apprendre et de ne pas tout maitriser dès le 1er essai.
    Oui j’accepte les remarques pour m’améliorer.

 

Pour ceux qui ont vu ma vidéo sur le paradoxe de l‘intelligence, il s’agit aussi de sortir de ce mythe du talent inné, du don qui nous met dans une situation intenable de perfectionnisme.

Faites-le pour vous, et faites-le aussi pour la génération future, vos enfants, vos neveux et nièces, pour valoriser l’effort, l’échec, le doute, et leur éviter de se sentir imposteur plus tard.

Si vous souhaitez en discuter avec un coach de Coherence Coaching, utilisez le lien sous cette vidéo pour prendre contact avec nous.

 

Et si vous avez des personnes autour de vous qui se dévalorisent, ont l’impression de ne pas être à leur place, ne pas être à la hauteur des standards trop élevés qu’elles se fixent elles-mêmes, faites-leur suivre cette vidéo.
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A bientôt.

Guillemette Moreau, Coach de Dirigeants et Coach de Carrière chez Coherence Coaching

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